Scénario : Moore
Dessin : Lloyd
Genre : Politique-fiction
Niveau : Lycée
Editeur : Delcourt
Angleterre, début du XXIe siècle. Une dictature fasciste écrase le pays, bride les mentalités, tue la culture et l'intelligence, exercent un controle total sur les médias. Un être étrange au visage couvert d'un masque va tenter de soulever le couvercle... Une magnifique histoire, politiquement engagée , dont le contexte évoque "1984". Les personnages sont formidablement plantés dans leur psychologie et leurs sentiments. Un pavé signé par le scénariste des "Gardiens" (voir plus haut), qui nous montre là encore son immense talent.
Pour rappel, l'histoire de "V for Vendetta" se déroulera dans une Angleterre futuriste soumise à un régime totalitaire. Portman y incarnera une jeune femme qui deviendra de manière inattendue l'alliée d'un révolutionnaire.
Le scénario signé par Andy Wachowski et Larry Wachowski est adapté du roman (illustré par David Lloyd) "V For Vendetta" de Alan Moore (The Watchmen, Swamp Thing).
Le roman de Alan Moore se déroule à Londres, à la fin du XXe siècle où plus personne n'ose résister au "Système". L'oeil et l'oreille espionnent, le nez enquête, la bouche désinforme et la main fait régner l'ordre et la terreur. L'Angleterre a pris les couleurs du fascisme. La culture a été effacée. Pourtant quelqu'un ou quelque chose rôde dans les ruelles sombres. Il est vêtu comme un comédien, masqué d'un éternel sourire, cite Shakespeare, sauve les innocents, pose des bombes et préserve ce qu'il reste de la culture dans son musée des ombres.Un anarchiste s'est glissé au coeur du système. Ni comédien ni tragédien, ni bouffon ni fou, ni fanatique ni terroriste, ou peut-être tout cela à la fois, il n'a pour nom qu'une initiale : V. V pour Vendetta. V pour Vengeance. À moins que ça ne soit pas aussi simple que ça...
Le film sortira le 4 novembre aux Etats-Unis.
Natalie Portman est brillante dans son rôle supportant, sans difficulté, une bonne partie du film sur ses épaules et il faut saluer le travail d'Hugo Weaving qui doit faire transparaître des émotions malgré la présence d'un masque de porcelaine sur son visage. Stephen Rea (inspecteur Finch) et Stephen Fry (Deitrich) donnent également des prestations intéressantes alors que John Hurt est parfait dans le rôle du despote.
Bien que subversif dans son discours et parfois dans son approche, «V For Vendetta» n'en est pas moins une oeuvre lucide qui offre au-delà du simple plaisir du divertissement, un peu de substance à se mettre sous la dent.



